Ça serait, tout de même dommage, d'oublier tout ça !

samedi 7 août 2010

«Sarkozy le paiera et il l’aura mérité»...

... dixit Michel ROCARD. Extraits :

" On veut maintenant introduire une nouvelle catégorie de « citoyens d’origine étrangère ». Mais, si on veut en faire une loi, il faudra passer par le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel. Ils casseront forcément un texte contraire au droit."

" Agiter le chiffon rouge pour faire descendre des gens dans la rue, ce n’est pas appartenir à une démocratie pacifiée, à des institutions solides. Je sais bien que le président recherche d’abord les effets d’annonce. Cette loi ne verra jamais le jour. Mais ça ne change rien aux intentions. Et les intentions, je vous le dis comme je le pense, les intentions sont scandaleuses. "

" Il le paiera et qu’il l’aura mérité."

" Je serai sec et sans bavure : c’est inadmissible. Mais le pire, c’est que ça ne marche pas. Il n’y a d’amélioration ni sur le plan de la sécurité ni sur celui de l’immigration. On peut faire de grands discours mais, dans la réalité, la marge de manœuvre est faible, aussi bien pour la droite que pour la gauche. Il faut bien savoir qu’en tout cas les progrès seront minimes. On ne va pas étaler une ligne de barbelés le long des frontières. On ne va pas dresser les chiens policiers à flairer les sans-papiers. On ne peut pas refuser tout le monde. Et les étudiants étrangers ? Beaucoup déjà vont ailleurs, et c’est une perte pour notre pays. On ne peut pas expulser à tour de bras n’importe qui. Seulement les discours changent en fonction des gens auxquels on s’adresse. Quand on va chercher l’électorat du Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile."

Confusions des genres, conflits d'intérêts... tous azimuts

Morceaux choisis

"Ce M. de Maistre, je trouve qu’il faut qu’il rende sa Légion d’honneur à la Grande Chancellerie. Quand quelqu’un pousse ses clients à frauder le Fisc, à dissimuler l’infortune et si ce n’est pas en Suisse, c’est dans des îles pas très vierges… il y a là quelque chose d’éthique, qui est ce M. de Maistre ? (…) Au-delà d’une certaine limite son ticket n’est pas valable. Ce type est un escroc du genre de Stavisky dans les années 30."

"A mon avis, il est évident que M. Woerth doit démissionner de ses fonctions comme M. Blanc, M. Joyandet au plus vite. Le mieux est que le Président fasse un remaniement ministériel avant le 1er juillet. "

"J’apprends aussi que M. Chatel était un employé de L’Oréal… Au secours ! Au secours… Parce que Marine le Pen que j’entendais ce matin va finir par atteindre les 20% et se retrouver au second tour des Présidentielles."

et plus encore ... en vidéo

lundi 2 août 2010

Bring back Robert...

Bon alors, selon le nain qui fait office de Président, il y aurait donc deux types de français. Ceux qui ne peuvent pas perdre la nationalité et ceux qui peuvent s'en voir déchus. 
S'en est suivi un florilège de conneries de ses lieutenants, toutes aussi anticonstitutionnelles... un vrai festival !
Heureusement, Robert rappelle que tous les Français sont égaux devant la loi
PARIS ce jour — Tous les Français sont constitutionnellement égaux devant la loi "sans distinction d'origine", a rappelé l'ancien Garde des Sceaux, Robert Badinter, dénonçant sur France Inter le discours sécuritaire du chef de l'État, Nicolas Sarkozy.
"Tous les Français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine", qu'ils soient français de souche ou d'origine étrangère, a-t-il fait valoir.
"L'article premier de la Constitution dit que (...) la France assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine", a martelé M. Badinter.
Concernant d'éventuelles mesures de déchéance de la naturalisation française envisagées par l'exécutif, il a estimé qu'"on veut faire des discriminations contre les Français au regard de mêmes crimes, de même infractions, selon l'origine de la personne, selon les modalités d'acquisition de la nationalité française".
"C'est contraire à l'esprit républicain ... et c'est une faute politique parce que le cœur du problème c'est le sentiment de certains de ces Français, que M. Sarkozy appelle d'origine étrangère, de demeurer malgré leur carte d'identité des étrangers de la Nation", a-t-il dit.
....